La merveilleuse mort de Franz Kafka
Ils se rencontrent ici, à Müritz, sur les côtes de la Baltique.
Lui, c'est un homme de quarante ans, un tuberculeux. Il s'appelle Franz. Il écrit.
Elle, c'est Dora, une jeune juive polonaise de vingt-cinq ans. Elle est cuisinière.
Ils se rencontrent, comme ça, au hasard. C'est le début d'une grande passion.
Ils vivent ensemble à Berlin, à l'époque des difficultés d'après-guerre.
Ils se collent dans leur petit lit où ils préservent le peu de chaleur qu'ils trouvent.
La passion peut être un animal domestique : la sérénité des jours passés à deux, sans visites, sans attentes, sans craintes, sans grands projets.
Le bonheur est humble. La mort est inévitable.
Ils vont au sanatorium de Kierling, proche de Vienne, pour tenter, encore une fois, de sauver Franz.
Il meurt le 3 juin, 1924.
C'est à midi. Dora le tient dans ses bras. Malgré la douleur et la peur, nous devons croire que Franz est en paix. Il a aimé ; il a été aimé.
Découvrez la merveilleuse passion et mort de Franz Kafka.
/LC
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